Vous cherchez un ETF défense Europe PEA pour investir dans Rheinmetall, Thales ou Safran ? Vous voulez profiter de la fiscalité du PEA sans passer par un compte-titres ? Et vous vous demandez si un ETF UCITS irlandais suffit ?
La réponse est simple : aucun ETF défense UCITS de cette sélection n’est éligible au PEA. Les trois fonds comparés se logent en CTO. Les données et documents cités ont été consultés le 22 octobre 2026.
ETF défense Europe et PEA : le comparatif des ETF disponibles
| ETF | ISIN | PEA ? | Repères clés |
|---|---|---|---|
| HANetf Future of Defence | IE000OJ5TQP4 | Non | 0,49 % ; 60 lignes ; CTO |
| VanEck Defense | IE000YYE6WK5 | Non | 0,55 % ; 28 lignes ; CTO |
| iShares Europe Defence | IE000U9ODG19 | Non | 0,35 % ; 58 lignes ; CTO |
Les trois ETF sont des ETF UCITS, accessibles aux investisseurs européens selon les plateformes. Mais UCITS ne veut pas dire ETF éligible au PEA. Leur exposition importante aux États-Unis les oriente vers le compte-titres ordinaire.
Les frais, l’exposition géographique et le nombre de sociétés changent beaucoup d’un fonds à l’autre. Avant de choisir, vérifiez surtout ce que le fonds détient réellement, et pas seulement le mot « Europe » dans son nom.
Les encours évoluent chaque jour avec les souscriptions, les retraits et les marchés. Les chiffres historiques souvent cités sont d’environ 1,55 milliard d’euros pour HANetf en mars 2025, 3,2 milliards d’euros pour VanEck et 334 millions de dollars pour iShares.
Un chiffre d’encours isolé ne suffit pas pour acheter. Regardez aussi le volume d’échange chez votre courtier, l’écart entre le prix d’achat et de vente, ainsi que la disponibilité de l’ISIN sur votre place de cotation.
Vous pouvez consulter la Fiche officielle du VanEck Defense UCITS ETF et la Cotation de l’iShares Europe Defence UCITS ETF. Les documents de l’émetteur restent la référence pour les frais, l’indice suivi et la composition du portefeuille.
Pourquoi ces ETF défense ne sont pas éligibles au PEA
Le PEA ne peut pas accueillir n’importe quel ETF. Pour être éligible, un fonds doit respecter des règles liées à son exposition aux actions européennes. Un ETF peut utiliser des montages spécifiques, mais l’éligibilité doit être annoncée clairement.
Le domicile en Irlande ne bloque pas automatiquement l’accès au PEA. Beaucoup d’ETF irlandais sont compatibles avec cette enveloppe. Le point décisif reste la structure du fonds et la mention officielle d’éligibilité PEA.
- UCITS : cadre européen de fonds, pas un label PEA.
- Domicile irlandais : fréquent pour les ETF, sans effet automatique.
- Exposition américaine : trop élevée dans les fonds comparés.
- Mention PEA : à vérifier dans les documents et chez le courtier.
Les ETF défense présentés mélangent des groupes américains et européens. Lockheed Martin, Raytheon, Boeing, Northrop Grumman ou Palantir pèsent lourd dans plusieurs indices. Cette exposition aux sociétés américaines explique pourquoi ils ne sont pas annoncés comme compatibles avec le PEA.
Ne vous fiez donc pas à une appellation comme « Europe Defence ». Elle peut désigner une cotation européenne, un indice lié à la sécurité européenne ou une sélection d’entreprises présentes en Europe. Elle ne garantit pas une majorité d’actions européennes.
Analyse des 3 ETF défense accessibles en CTO
Ces trois ETF donnent accès au secteur de l’armement, de l’aérospatiale, de la cybersécurité et des services militaires. Leur approche reste différente : l’un répartit davantage ses positions, un autre se concentre sur les entreprises les plus dépendantes de la défense.
Dans les trois cas, vous achetez un ETF non éligible au PEA. La fiscalité applicable est donc celle du compte-titres ordinaire, avec imposition des gains selon les règles en vigueur.
HANetf Future of Defence UCITS ETF
Le HANetf Future of Defence UCITS ETF porte l’ISIN IE000OJ5TQP4. Ses frais de gestion sont de 0,49 % par an. Le fonds compte environ 60 entreprises et utilise une réplication physique.
Son portefeuille vise l’industrie de défense au sens large. Il inclut des fabricants d’armes et d’équipements, mais aussi des acteurs de la technologie, de la cybersécurité et des services associés aux budgets militaires.
- Exposition américaine : environ 60 % selon les données comparées.
- Groupes européens : BAE Systems, Rheinmetall, Thales et Safran.
- Groupes américains : Raytheon et Lockheed Martin notamment.
- Nombre de lignes : environ 60 sociétés.
Son intérêt tient à une diversification plus large que celle du VanEck. Il ne dépend pas uniquement de quelques grandes valeurs. Mais il ne faut pas le considérer comme un ETF défense actions européennes : les États-Unis restent dominants.
La réplication physique signifie que le fonds achète directement les titres de son indice, ou une sélection représentative. Cela rend sa structure plus facile à lire. Mais cela ne réduit ni le risque sectoriel, ni le risque de baisse des marchés.
VanEck Defense UCITS ETF
Le VanEck Defense UCITS ETF porte l’ISIN IE000YYE6WK5. Ses frais annuels sont de 0,55 %. Il utilise une réplication physique et détient environ 28 sociétés, soit un portefeuille nettement plus concentré.
VanEck applique une méthode dite « pure play ». Pour entrer dans l’indice, une entreprise doit tirer au moins 50 % de son chiffre d’affaires d’activités liées à la défense. Cette règle écarte des conglomérats trop généralistes.
- Exposition américaine : environ 57 % dans les données citées.
- Exposition française : environ 20 % dans les mêmes données.
- Exemples de lignes : Thales, Safran, Leidos et Palantir.
- Autres sociétés : Booz Allen Hamilton et Curtiss-Wright.
Le filtre « pure play » rend le thème plus net. Vous investissez davantage dans des sociétés pour lesquelles les dépenses militaires comptent directement. En contrepartie, le portefeuille concentré peut amplifier les variations de cours.
Ce fonds convient davantage à quelqu’un qui accepte une exposition plus ciblée. Avec 28 lignes, les dix premières positions peuvent peser lourd. Une baisse sur quelques titres majeurs peut donc affecter l’ETF plus vite qu’un fonds qui détient 60 ou 100 entreprises.
iShares Europe Defence UCITS ETF
L’iShares Europe Defence UCITS ETF, aussi appelé ETF défense BlackRock, porte l’ISIN IE000U9ODG19. Ses frais sont de 0,35 % par an, les plus bas parmi les trois ETF comparés.
Le fonds compte environ 58 sociétés. Son nom peut laisser penser qu’il investit surtout en Europe. Pourtant, les données citées font ressortir une exposition américaine proche de 71 %.
- États-Unis : environ 71 % de l’exposition.
- France : environ 12 %.
- Royaume-Uni : environ 8,5 %.
- Allemagne : environ 3 %.
Parmi les sociétés présentes figurent Boeing, Airbus, General Dynamics, Safran, Northrop Grumman et Rolls-Royce. Le portefeuille couvre plusieurs pays et métiers. Mais il reste très dépendant du marché américain et des grands contractants de la défense.
Le faible niveau de frais de gestion est un avantage sur une détention longue. Une différence de 0,20 point par an paraît limitée, mais elle s’ajoute année après année. Les frais ne doivent toutefois pas effacer le critère principal : l’exposition réelle.
Quels critères utiliser pour choisir un ETF défense ?
Le premier filtre est simple : PEA ou CTO. Si vous ne voulez pas ouvrir de compte-titres, les ETF comparés ici ne répondent pas à votre besoin. Chercher le moins cher ne sert à rien si l’enveloppe est incompatible.
Ensuite, comparez les fonds sur des éléments concrets. Le nom commercial, la performance récente et un discours sur le réarmement ne suffisent pas. Voici les critères à regarder avant de choisir un ETF défense européen.
- Éligibilité : PEA, CTO ou les deux selon le fonds.
- Exposition réelle : poids de l’Europe et des États-Unis.
- Concentration : nombre de lignes et poids des dix premières.
- Frais annuels : TER affiché dans la documentation officielle.
- Encours : taille du fonds et risque de fermeture.
- Liquidité : volume, spread et place de cotation.
- Réplication : physique ou synthétique, selon la méthode choisie.
- Distribution : ETF capitalisant ou distribuant.
- Critères éthiques : armes, missiles, nucléaire ou cybersécurité.
Le nombre de sociétés donne un premier repère, mais il ne décrit pas tout. Un ETF de 58 lignes peut rester concentré si trois ou quatre groupes dominent l’indice. Consultez donc les principales positions et leur poids cumulé.
Les encours comptent aussi. Un fonds plus gros attire souvent davantage d’échanges, mais ce n’est pas une garantie. Un petit ETF peut connaître une fermeture ou un délistage si les actifs restent faibles. L’émetteur rembourse alors la valeur liquidative, ce qui peut vous forcer à vendre à un moment peu pratique.
Investir dans la défense européenne sans CTO : quelles alternatives PEA ?
Il n’existe pas, dans cette sélection, d’ETF armement PEA pur. Si vous voulez rester en PEA, il faut accepter une exposition moins directe. Un ETF Europe large peut contenir Thales, Safran, Rheinmetall, BAE Systems ou Airbus, selon son indice.
Cette approche ne cible pas uniquement la défense. Elle ajoute des banques, des industriels, des groupes de santé, de l’énergie et des technologies. Vous obtenez une diversification plus large, mais pas une exposition spécifique aux dépenses militaires.
- ETF Europe large : exposition indirecte aux industriels européens.
- ETF France PEA : peut inclure Thales ou Safran.
- Actions en direct : possibles dans le PEA si elles sont éligibles.
- ETF Monde PEA : diversification mondiale, défense non ciblée.
Les actions en direct évitent le problème de l’ETF non compatible. Mais elles augmentent le risque de concentration. Détenir uniquement deux ou trois titres comme Thales, Rheinmetall ou Safran expose davantage aux résultats, contrats et incidents propres à chaque entreprise.
Risques et limites d’un investissement dans la défense européenne
Un ETF thématique défense ne remplace pas un portefeuille diversifié. Il dépend d’un secteur précis, lui-même lié aux budgets publics, aux décisions politiques, aux appels d’offres, aux commandes et aux calendriers de livraison. Le risque de concentration est donc élevé.
Les tensions géopolitiques peuvent pousser les investisseurs vers ces entreprises. Mais elles créent aussi de l’incertitude sur les marchés. Une annonce de négociation, un changement de gouvernement ou un retard de programme peut entraîner de la volatilité.
- Risque politique : budgets militaires et règles d’exportation.
- Risque de valorisation : cours déjà élevés après une hausse forte.
- Risque géographique : dépendance possible aux États-Unis.
- Risque de liquidité : plus présent sur les ETF de petite taille.
- Risque de change indirect : revenus et contrats en dollars.
- Risque éthique : exposition aux armes et à leurs usages.
La valorisation du secteur défense mérite une attention particulière. Quand les marchés anticipent déjà une hausse des dépenses militaires, une partie des bonnes nouvelles peut être intégrée dans les cours. Des budgets en hausse ne garantissent donc pas une hausse équivalente des ETF.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Un ETF peut baisser même si son thème reste porteur à long terme. Vérifiez aussi si votre allocation globale supporte une baisse marquée de cette poche thématique.
Pourquoi les ETF défense attirent les investisseurs en Europe
L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a accéléré les programmes de réarmement en Europe. Plusieurs pays ont annoncé des budgets plus élevés, des commandes d’équipements et des investissements dans les munitions, la surveillance ou la cybersécurité.
En mars 2025, la Commission européenne a présenté l’initiative européenne ReArm Europe. Ce contexte explique l’intérêt pour l’industrie de défense Europe, notamment autour de Thales, Safran, Rheinmetall, Airbus et BAE Systems.
Mais un contexte favorable ne transforme pas un investissement en certitude. Les marchés boursiers regardent l’avenir. Ils peuvent déjà anticiper une partie des dépenses militaires européennes et de la croissance attendue des groupes du secteur.
La bonne question n’est donc pas seulement « le secteur va-t-il recevoir plus d’argent ? ». Il faut aussi se demander si les cours intègrent déjà cette perspective, quel est le niveau de valorisation et quelle part de votre portefeuille vous êtes prêt à exposer.
FAQ sur les ETF défense Europe et le PEA
Existe-t-il un ETF défense éligible au PEA ?
Dans cette sélection, non. HANetf Future of Defence, VanEck Defense et iShares Europe Defence sont des ETF UCITS accessibles en CTO, pas des ETF annoncés comme éligibles au PEA.
Puis-je acheter un ETF défense dans un CTO ?
Oui, ces ETF sont conçus pour le compte-titres ordinaire, sous réserve de leur disponibilité chez votre courtier. Vérifiez toujours l’ISIN exact avant de passer un ordre.
L’iShares Europe Defence investit-il uniquement en Europe ?
Non. Les données citées montrent une part américaine proche de 71 %. Le nom du fonds ne reflète donc pas une exposition uniquement européenne.
Quel ETF défense affiche les frais les plus bas ?
Parmi les trois produits comparés, l’iShares Europe Defence UCITS ETF affiche 0,35 % de frais annuels. HANetf affiche 0,49 % et VanEck 0,55 %.
Pourquoi un ETF UCITS n’est-il pas automatiquement éligible au PEA ?
UCITS est un cadre européen de distribution et de protection des investisseurs. L’éligibilité PEA dépend d’autres règles, notamment de la structure et de l’exposition du fonds.
Comment vérifier l’éligibilité PEA avant d’acheter ?
Consultez le DICI, le prospectus et la fiche du courtier. Recherchez la mention explicite « éligible au PEA ». En cas de doute, demandez confirmation au courtier avant l’ordre.
Peut-on détenir un ETF défense dans une assurance-vie ?
Tout dépend du contrat et de sa liste d’unités de compte. Un ETF peut être disponible en CTO, mais absent de votre assurance-vie. Vérifiez auprès de l’assureur avant de décider.
ETF défense PEA : ce qu’il faut retenir
Les trois ETF défense comparés sont des solutions CTO, pas des ETF PEA. Le choix dépend surtout de l’exposition aux États-Unis, du niveau de concentration, des frais annuels et de votre tolérance au risque.
Avant d’investir, vérifiez le DICI, l’ISIN, la composition récente et l’éligibilité affichée chez votre courtier. Cet article donne des repères généraux et ne constitue pas une recommandation adaptée à votre situation financière.
